Mauvaise journée...
A quel moment devient-on l'icône d'une génération, d'une époque ?
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Rédigé à 08:04 dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Reprenons un peu les choses dans l'ordre.
D'abord, "Bienvenue chez les Ch'tis", LE champion du monde toutes catégories du cinéma français en salles, n'obtient qu'une seule nomination aux César, meilleur scénario original. Ca coince sec.
Ca coince tellement, que Dany Boon déclare sur RTL, cette semaine, qu'il ne se rendra pas à la cérémonie des César en guise de protestation. Il glisse en passant son concept de création d'un César de la comédie. Ca râle plus que ca coince.
Reprenant la balle au bond, Alain Terzian, président de l'Académie des César, trouve l'idée de Boon, "belle" et compte la soumettre à l'Académie. Ca part dans le n'importe quoi...
Remettons les points sur les "i", et les barres sur les "t".
1. Les César, récompensent les "meilleurs" films après vote des professionnels de la profession. On aime ou on aime pas le principe, mais en aucun cas, ils ne sont là pour récompenser les films les plus vus de l'année.
2. Difficile de ne pas reconnaître le peu de cas des comédies aux César. Absence pour le moins anormale. Dans un autre temps, on aurait bien glissé un biscuit à OSS 117, par exemple.
3. "César de la meilleure comédie" Kezako? Quels films pourraient prétendre à rentrer dans cette catégorie? Perso, j'y glisserai "L'impossibilité d'une île" de Houellebecq, qui dans le genre, m'a réellement poilé.
Mais en l'occurence, est-ce une comédie? Ou alors, pourquoi ne pas créer, le César de la meilleure Panouille, ou celui du meilleur Nanard? Ou encore mieux, le César du meilleur film de moins d'1h46...
4. Terzian, tout à son habitude, "s'éléve" contre ces films trop intellectuels qui sont récompensés et patati, et patata... Heu... Alain, s'agirait de revoir la liste des films en course... le "Mesrine", ce n'est pas vraiment du Bergman, idem pour le "Paris" de Klapish. J'en conclu donc que je suis un intello. Hmmm... j'aime l'idée. Merci Alain.
Enfin, le point essentiel de tout ça. On a vraiment besoin de cette passionnante polémique en ce moment? Pas d'autres urgences en vue....?
Rédigé à 03:00 dans Actualité, Business, Cinéma, Medias | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
L'homme avait sa légende : l'apprenti fourreur du Sentier devenu le parrain du cinéma français. Du "Vieil homme et l'enfant" à "Tchao Pantin" en passant par "Astérix", il se sera construit un personnage d'artiste au flair infaillible, à l'air bougon, passionné par les femmes et l'art contemporain.
Berri c'était aussi un bloc de dépit, de noirceur, de douleur que les oscars, césars, le diabète, les People, le Prozac, le fric n'auront jamais vraiment soulagé.
Berri est mort; impossible de ne pas être triste de la perte d'un homme qui disait "il faut faire des films qui marchent pour acheter de la bonne peinture".
Rédigé à 02:53 dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Michael Crichton avait l'âge mûr si juvénile et la taille - plus de deux mètres - si élancée qu'il en paraissait insensible au temps qui passe.
Du tout: ce maitre du techno-polar, passionné de lectures et de colloques scientifiques est mort mardi à Los Angeles des suites d'un cancer, à l'âge de 66 ans.
L'auteur de "La variété Andromède", son premier livre, récemment adapté, une seconde fois en mini série aura cumulé des carrières diverses : écrivain, cinéaste, producteur , réalisateurs...
Mondwest", "La grande attaque du train d'or" pour ne citer que ces deux là côté grand écran; "Jurassic Park", "Soleil levant", "La Proie", "Next", par ex. côté littérature.
Rédigé à 18:34 dans Actualité, Animation, Business, Cinéma, Medias, Séries, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Quelques bons mots de l'ami Newman...
... sur la mort
"J'imagine mon épitaphe: 'ci-gît Paul Newman, mort en raté car ses yeux sont devenus marron'".
... sur le mariage
"Les gens restent mariés ensemble parce qu'ils le veulent bien, pas parce que les portes sont fermées".
"Je n'interroge jamais ma femme au sujet de mes défauts. J'essaie de faire en sorte qu'elle les ignore et qu'elle s'occupe plutôt de mon sens de l'humour. Ne laissez pas une femme soulever le tapis, Messieurs, car c'est bourré de défauts en dessous".
... sur l'adultère
"Pourquoi s'amuser avec un hamburger quand il y a du steak à la maison ?"
... sur le poker
"Si vous êtes en train de jouer au poker et que vous regardez autour de la table sans pouvoir déterminer qui est en train de se faire avoir, c'est que c'est vous".
... sur la politique
"Me retrouver sur la liste des ennemis du président Nixon fut le plus grand honneur de ma vie. Qui sait qui me met sur écoute et sur la liste de quel gouvernement je figure à présent?"
... sur les homosexuels
"Depuis tout petit, je n'ai jamais pu comprendre les attaques envers la communauté homosexuelle. Les être humains ont tant de qualités. Quand j'ai fini de faire le tour de tout ce que j'admire vraiment chez une personne, ce qu'elle peut faire avec ses parties intimes arrive tellement bas dans la liste que ça devient insignifiant".
... sur son Oscar
"C'est comme avoir fait la cour à une belle femme pendant 80 ans. Elle finit par céder et l'on dit: 'je suis vraiment désolé, mais je suis fatigué'".
... sur la retraite
"On commence par perdre la mémoire, puis on perd confiance en soi et on perd l'imagination. Je pense que pour moi, le livre s'est plus ou moins refermé".
Rédigé à 07:30 dans Cinéma, Ils l'ont dit, Petits Bonheurs | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
C'est une sale journée pour une sale nouvelle.
Paul Newman est mort.
Une légende du cinéma, un fervent défenseur des droits civiques, un philanthrope engagé, un regard brulant, un fou de Formule 1... chacun avait "son" Newman mais impossible de ne pas s'accorder sur les qualités de l'homme qu'il aura été.
Faire la liste des morceaux d'anthologie du cinéma laissé par l'acteur serait trop long, je ne cite donc que mes références, tels que "Marqué par la haine", "Exodus", "le gaucher", "l'arnaqueur", "Butch Cassidy et le Kid", "Le Verdict", "Les Sentiers de la perdition"...
C'est une sale journée pour une sale nouvelle.
Rédigé à 11:25 dans Actualité, Au secours, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Joe, Kevin, Nick... ça ne vous dit peut être pas encore grand chose, mais ca ne devrait plus tarder. Il s'agit des Jonas Brothers, les stars de "Camp Rock", le nouveau film musical de Disney, dans la veine de "High School Musical".
Ces petits rockers aseptisés (doux euphémisme), viennent de vendre 1,4 million de leur dernier album vendus et ont enchainés une tournée à guichets fermés dans les stades américains. Pour le mensuel "Rolling Stones" qui leur a consacré leur numéro d'août, ils vont devenir "...l'un des plus grands groupes rock américains".
DAMNED !
Voila donc la nouvelle approche marketing de la maison Disney pour se raccrocher aux ados lassés du monde féerique des princesses.
Après les acteurs-danseurs-chanteurs de "High School Musical", et la double vie lycéenne/Pop Star de "Hannah Montana", ce sont donc les 3 (vrais) frères Jonas, qui vont remplir l'ensemble des tuyaux Disney dans les 2 prochaines années : Tournées, DVD, CD, concert filmé pour le cinéma, série télé…
A titre d'exemple, "Hannah Montana" est aujourd'hui classée parmi les cent personnalités les plus influentes de Time. D'ici à Noël, entre les CD, les DVD, les produits dérivés et un film en 3D qui a fait un malheur en juin dernier au box-office, Montana devrait rapporter un milliard de dollars.
Cette nouvelle stratégie, est le fruit du travail de Gary Marsh, le président Entertainement Disney Channel Worldwide.
En 2006, il lance le téléfilm "High School Musical", suivi de la série Hannah Montana. MTV, à qui les concepts ont d'abord été proposés, regrettera amèrement son erreur. Le phénomène est unique dans l'histoire de la télé : en quelques semaines, les millions de jeunes qui regardaient MTV zappent sur Disney Channel. A titre d'exemple, chaque épisode d'Hannah Montana est regardé par 164 millions de téléspectateurs !
Rien qu'aux États-Unis, Disney Channel grimpe de 4,5 à 70 millions d'abonnés. A ce niveau, le network devient capable de créer du contenu pour le reste du groupe; prenant ainsi le pas sur la branche cinéma.
C'est l'inversion totale du process traditionnel : maintenant les jeunes talents commenceront à la télé. Puis ensuite, seront envoyé au cinéma et dans les comédies musicales.
Le très probable secret de cette réussite repose sur la très forte culture d'entreprise Disney, un état d'esprit, une "marque" en terme de contenu.
Et c'est bien ce qui ennuie Time Warner, Viacom, Sony et Universal qui assistent impuissants à l'explosion d'un phénomène dont ils sont totalement absents. Une maison de disques comme Universal ne peut pas créer de personnages puisqu'elle n'a plus de télévision. Les autres ne sont pas structurés pour dégager des synergies en interne.
Récemment, Nickelodeon et Sony viennent d'annoncer qu'ils allaient créer ensemble une série télévisée musicale. On verra bien comment deux groupes aussi différents vont arriver à travailler ensemble.
Rédigé à 07:28 dans Business, Cinéma, Medias, Séries, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le nez à peine sorti de studio, je m'envole pour Singapour, invité par le MDA, et mon ami Thierry Baujard, pour participer à un mix table rondes, conférences, et workshops.
Jetez un oeil ici pour en savoir plus.
Je devrai profiter de cette semaine singapourienne, pour reprendre le rythme normal de mon blog!
Rédigé à 07:27 dans Cinéma, Klute, Medias | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
On en redemande. Visiblement mon dernier post sur la meilleure manière d'occuper ses mirettes pendant l'été a convaincu.
J'ai reçu quelques mails en réclamant "encore, encore! ".
Dont acte!
Mais cette fois-ci, j'ai sélectionné quelques pépites...
C'est en hommage à ce film que Quentin Tarantino a nommé sa compagnie distributrice de films : Rolling Thunder Pictures.
Tout est dit non?
William Devane est le major Charles Rane qui revient au Texas après 8 ans d'emprisonnement au Vietnam; sa femme aime un autre homme et son fils ne le reconnait même pas. Mais les honneurs et l'argent qu'il reçoit vont attirer chez lui une bande de brutes qui assassine sa femme, son fils et l'ampute d'une main. Rane n'a alors plus qu'un but: traquer les assassins et se venger...
Complètement réalité dans un esprit "Peckinpah", le film est d'une grande sobriété quant à la démonstration de la violence; on y retrouve des traces de "Taxi Driver".
Rien d'étonnant puisque le scénariste est le même : Paul Schrader. Véritable mythe de l'écriture, il a signé entre autre, "The Yakuza" de Pollack, "Obsession" de Brian De Palma, "Raging Bull" de Scorsese, ou bien encore "Mosquito Coast", "City Hall"...
"Sorcerer" est un pur chef d'œuvre de suspense, d'action et d'aventure.
William Friedkin signe ici un remake du "Salaire de la peur", avec le mythique Roy Scheider et Bruno Cremer.
L'intrigue est déplacé dans la jungle
Un groupe de proscrits n'a d'autre choix que de travailler dans une opération de forage de pétrole en Afrique du Sud. Mais un incendie se déclenche et devient vite incontrôlable. Ils se retrouvent alors à devoir amener de la dynamite pour souffler le feu.
Le tournage a été apocalyptique, se déroulant au Nouveau-Mexique, en République dominicaine, dans le New Jersey, à Jérusalem, à Mexico et à Paris !
Le film à sa sortie à essuyer un échec financier retentissant, mais il n'en reste pas moins une merveille.
A noter, une musique complètement hallucinée et époustouflante du groupe "Tangerine Dream".
"The Eiger Sanction" est l'un des premiers film du "réalisateur" Clint Eastwood.
Il y joue également le rôle d'un Professeur d'art et guide de montagne qui à ses heures perdues, est également assassin pour le gouvernement américain.
Le rôle était au départ prévu pour Paul Newman, qui finalement passa son tour.
Eastwood est exceptionnel à plus d'un titre. Au delà de la qualité du film, "The Eiger Sanction" est devenu culte pour la réalité de ses scènes de haute montagne.
Eastwood a exécuté lui même toutes les cascades.
"Dirty Harry" explique he qu'il ne pouvait accepter qu'un cascadeur risque sa vie pour un film s'il n'était pas lui même prêt à le faire.
Pas d'effets spéciaux ou 3D à cette époque; un cascadeurs est même décédé durant le tournage.
Rédigé à 07:52 dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)















