Barbie? Mattel y réfléchit.
Jolie Barbie va peut être disparaître. En tous les cas, disons que les temps sont durs pour Mattel et sa blonde péroxydée. Alors on restructure en profondeur la poupée plastique pour en faire une Barbie Girl on line.
On l'a vue en autocar, en limousine, en bus de surprise party,en bateau de rêve, le joli Ken à ses côtés, dans les chambres des fillettes pendant plus de 40 ans. Mais depuis une dizaine d'année, exit la plastique Lady au profit de ses collégues "Bratz" et autres, ou pire encore, des Nintendo-PSP-XBox etc...
Mattel Inc. a donc décidé de frapper fort.
Le géant américain a présenté le 26 avril dernier le renouveau de Barbie : BarbieGirls.com.
Pour se rendre dans le merveilleux monde virtuel de Miss B., on a simplement besoin d'un petit kit de connection de, à brancher derrière l'ordinateur pour la modique somme de 47 €. Ensuite, c'est parti.
Dans ce nouveau monde, les jeunes filles peuvent se créer un avatar qu’elles habillent et personnalisent, depuis le teint de la peau jusqu’au style des cheveux et à l’expression. Evidemment, pour la customisation, on peut acheter des vêtements et des meubles dans un centre commercial virtuel, en utilisant des "B-dollars" (!) gagnés en jouant et en regardant de passionantes vidéos de promotion de produits.
En bon élève du 2.0, Mattel a également pensé à sa plate forme communautaire.
Les inscrites à BarbieGirls.com pourront aussi causer avec des amis sur le site. Un logiciel de sécurité contrôlera les échanges et les empêchera de distribuer des noms, adresses, ou numéros de téléphone. Quant au kit connecté à l'ordinteur, il pourra également être utilisé comme lecteur MP3 quand les "BarbieGirls Members" sont hors-ligne.
En clair, Mattel tente de transformer une des plus grandes réussites du marketing pour enfant du XXéme siécle, ou cas d'école absolu d'une entreprise des années cinquante réussissant à trouver sa place dans l’ère numérique.
Pour se faire, l'américain s’inspirer des jeux vidéo en ligne, des sites communautaire, des messageries instantanées etc.... Précisons tout de même que la société gère le site Barbie.com depuis une décennie. On y trouve déjà péle-mêle des jeux, clips vidéo,informations sur les produits... Le site est devenu l'une des destinations en ligne les plus populaires pour les filles. Un chiffre obséde également les VP du géant américain du jouet : plus de la moitié des Américaines âgés de six à onze ans sont passés en ligne au cours des trente derniers jours!
D'autres ont déjà tenté la combinaison de jeu en ligne et jeu hors-ligne, et avec succès, tel Webkinz, le fabricant canadien de jouets Ganz . Ces petites bestioles empailléess (8.50 € pièce), sont vendus avec des mots de passe distinctifs qui donnent aux enfants un an d’accès à un site communautaire. C'est aujourd'hui plus de 1.5 million de Ganz qui se baladent, en 2 ans seulement.
Reste néanmoins à Mattel à trouver comment faire de l'argent avec tout cela.
Etonnament, il ne facturera pas les vêtements et les accessoires virtuels en argent réel. Seuls les outils pour customiser "l'appareil BarbieGirls", tels les téléphones mobiles ou les Ipods, seront commercialisés.
Mattel considére qu'il doit rester ancrer à son métier de base : vendre des poupées et non, devenir un acteur de l'e-commerce. On peut s'interroger sur cette vision à long terme... Pour les petits génies du marketing US, plus la fillette communique avec la marque, plus elle achétera le produit traditionnel.
En tous cas, c’est ça l’idée. Mouais...
















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