Internet, scoops et déontologie
La chasse aux scoops n'est plus uniquement une affaire de paparazzi.
Le site Scooplive.com, mis en ligne mardi, propose à tout internaute témoin d'un scoop d'en apprécier la valeur et de le commercialiser.
Le principe ? Le reporter en herbe envoie sa photo ou sa vidéo de stars ou de fait divers au site qui les propose aux médias du monde entier.
Soit le document est un "vrai" scoop, et il est mis aux enchères, le média le plus offrant gardant une exclusivité de 30 jours. Soit il n'est qu'"intéressant" et il est mis en vente au sein de la banque d'image du site.
Chaque vendeur reste propriétaire de ses photos mais ne récupère qu'au maximum 85% du prix de vente de ses documents.
Le concepteur du projet explique avoir eu l'idée du projet à Londres au moment où une série d'attentats ensanglantait la capitale britannique. "A ce moment et pour la première fois sur l'antenne de la BBC, nous avons vu défiler un bandeau qui demandait aux téléspectateurs d'envoyer aux rédactions leurs documents amateurs sur les événements", se souvient-il...
On a eu le téléphone rouge d'Europe 1 durant de nombreuses années, avec ce systéme, on rentre dans une nouvelle ére.
Si on peut féliciter l'ingéniosité des entrepreneurs de ce projet, on espére sincérement qu'ils sauront faire preuve d'une déontologie de fer.
Dans le cas contraire, on devrait rapidement compter les dérapages par dizaines.
Je vous laisse le soin d'imaginer lesquels...
















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